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COGNAC RÉSULTATS ANNÉE 2017

By 22 janvier 2018 No Comments

UNE CROISSANCE TOUJOURS SOUTENUE POUR LES EXPÉDITIONS DE COGNAC EN 2017.

Pour la troisième année consécutive, les expéditions de cognac poursuivent leur croissance en 2017 pour atteindre une nouvelle fois leur plus haut niveau en volume et valeur. Ces bons résultats sont à mettre en regard avec la production 2017, finalement moins impactée que prévu par les épisodes de gel d’avril 2017.

Exporté à près de 98%, le cognac confirme son développement sur ses marchés en 2017, avec des expéditions de cognac en croissance de plus de 10% en volume et 14% en valeur. Au total, ce sont ainsi près de 197,4 millions de bouteilles qui ont été expédiées cette année, pour un chiffre d’affaires de 3,15 milliards d’euros départ Cognac.

 

UNE DYNAMIQUE FAVORABLE AU COGNAC SUR L’ENSEMBLE DE SES MARCHÉS, TOUJOURS TIRÉE PAR LA ZONE ALENA.

Avec 86,1 millions de bouteilles expédiées en 2017, soit une croissance de 11,4% en volume et de 12,6% en valeur, l’ALENA continue sa progression (43,6% des expéditions), confortant toujours plus sa place de leader pour les expéditions de cognac. Les Etats-Unis continuent de porter cette dynamique avec 82,6 millions de bouteilles expédiées en 2017. « La présence historique et les investissements constants de nos maisons aux États-Unis permettent de conforter la belle performance des expéditions de Cognac vers ce marché », explique Patrick RAGUENAUD, président du Bureau National Interprofessionnel du Cognac (BNIC).

Sur la même période, les expéditions croissantes vers l’Extrême-Orient avec 56,9 millions de bouteilles expédiées (+ 11,3% en volume et + 18,4% en valeur) confirment le développement sur cette zone (28,8% des expéditions). La progression continue des expéditions vers le marché chinois porte ces bons résultats, avec près de 25,5 millions de bouteilles expédiées. Pour le président du BNIC, « cette dynamique de forte reprise des expéditions témoigne de l’appétence durable des Chinois pour les cognacs, alors même que nous restons dans un contexte de normalisation du marché ».

La croissance des expéditions en Europe se confirme elle aussi avec + 5,7% en volume et + 8,7% en valeur, soit des expéditions totales de plus de 41,6 millions de bouteilles (21,1% des expéditions). La reprise de la Russie (+ 32,7% en volume) et des pays baltes porte cette dynamique positive sur 2017, « témoignant là encore de l’attrait des Russes pour la catégorie Cognac », précise Patrick RAGUENAUD.

 

UN POTENTIEL DE DÉVELOPPEMENT TOUJOURS IMPORTANT SUR LE RESTE DU MONDE.

La progression des expéditions sur des zones à fort potentiel (Afrique3, Océanie4,…) se poursuit une nouvelle fois en 2017 tant en volume (+ 13,2%) qu’en valeur (+ 17,3%). Additionnées, ces nouvelles zones d’opportunité représentent plus de 6,5% des volumes globaux expédiés, soit près de 12,8 millions de bouteilles.

 

DES EXPÉDITIONS EN CROISSANCE POUR L’ENSEMBLE DES CATÉGORIES VS, VSOP ET QUALITÉS VIEILLES.

Comptant pour la moitié des expéditions de cognac, la qualité VS confirme son succès sur l’ensemble de ses marchés avec une progression en volume + 8,6% et de + 15,4% en valeur. VSOP et qualités vieilles poursuivent également leur croissance avec respectivement + 11,2% et + 14,3% en volume, et + 11,1% et + 17,1% en valeur. Pour le président du BNIC, Patrick RAGUENAUD, « la belle dynamique que nous rencontrons aujourd’hui sur nos trois qualités s’explique par les bons résultats du cognac sur l’ensemble de ses marchés, avec des modes de consommation variés ».

 

UNE PRODUCTION 2017 IMPACTÉE PAR LES ÉPISODES DE GEL DU MOIS D’AVRIL 2017.

Les aléas climatiques rencontrés sur la période, principalement marquée par les épisodes de gel d’avril 2017 ont impacté la production de la campagne.

Avec un rendement en volume de 88,95 hl Vol/ha (contre 101,94 hl Vol/ha pour la précédente récolte) soit un rendement en alcool pur de 8,64 hl AP/ha, la distillation de la récolte 2017 devrait approcher les 635 000 hl AP.

La réserve climatique disponible, avec un stock de 184 000 hl AP, va permettre de limiter l’impact du gel sur la récolte.

Christophe FORGET, vice-président de l’interprofession, rappelle dans ce cadre l’intérêt de l’outil réserve climatique mis en place par le BNIC en 2008. « En constituant de la réserve climatique quand il en a la possibilité, le viticulteur peut compenser un déficit de récolte. Cet outil apporte une garantie supplémentaire à la filière. Il nous permet, dans une certaine mesure, de nous prémunir contre les risques d’aléas que l’on voit se multiplier aujourd’hui et depuis quelques années ».

Les professionnels du cognac sont confiants dans leurs perspectives à venir et continuent aujourd’hui de pleinement s’investir dans le développement de leur filière et la qualité de leurs produits.

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